Je suis professeur de sociologie à Sciences Po Paris et directeur du médialab.
Mes recherches portent sur les transformations de l'espace public en lien avec les technologies numériques.
Je suis professeur de sociologie à Sciences Po Paris et directeur du médialab.
Mes recherches portent sur les transformations de l'espace public en lien avec les technologies numériques.
Que se passe-t-il quand des mobilisations d'extrême-droite utilisent les réseaux sociaux pour politiser un crime commis par une personne étrangère ? A partir de l'analyse computationnelle de données Twitter associée à un fait divers, nous montrons que les médias traditionnels sont influencés par la mobilisation, mais qu'ils jouent un rôle régulateur dans ces campagnes de politisation menées sur les plateformes.
Voir l'article publié avec Antoine Machut et Béatrice Mazoyer dans The International Journal of Press/Politics (2025) (version pré-print).
Alors que la critique environnementale du numérique prend une ampleur considérable, un grand nombre d’acteurs veulent mettre les technologies numériques au service de la transition écologique. A priori paradoxale, cette "écologisation par le numérique" soulève un ensemble de questions pour les sciences sociales : dans quelle mesure le numérique peut-il contribuer à réduire les dommages environnementaux ? Avec quelles implications épistémologiques, politiques et sociales ? Quelles sont les types de transitions écologiques qui prennent appui sur ces technologies numériques ?
Voir l'article publié avec Sébastien Shulz dans Réseaux (2024) (version pré-print)
Les créatrices de contenu sur les plateformes subissent des inégalités par rapport aux créateurs de contenu. On sait qu'elles sont moins suivies, et qu'elles ont des audiences et des revenus plus faibles en moyenne. Mais ce qui est plus mystérieux, c'est que ces inégalités de genre varient beaucoup, dans leur ampleur et leur forme, non seulement entre les plateformes mais aussi en leur sein. Pour expliquer cela, nous avons mené une étude combinant des approches quantitatives et qualitatives, comparant deux mondes professionnels distincts sur le YouTube français, où les inégalités de genre se manifestent de manière contrastée : le Lifestyle et la Vulgarisation.
Alors que la confiance envers le personnel politique atteint un niveau préoccupant, il est urgent de se demander quelle mesure les députés français sont attentifs aux préoccupations de leurs concitoyens ? Comment font-ils pour identifier les sujets majeurs ? Sur quels groupes ou types d’acteurs s’appuient-ils pour décider qu’un thème du débat public est particulièrement important ? Nous avons enquêté à partir d'un vaste jeu de données issu de Twitter.
Voir le working paper rédigé avec Antoine Machut, Fynch Meynent, Béatrice Mazoyer, Annina Claesson, Emiliano Grossman.
Comment les instances chargées de la surveillance de la qualité de l’air réagissent-elles face à la perspective d’une surveillance de l’air plus distribuée, rendue possible par l’essor des micro-capteurs ? Par le cas d’un concours de micro-capteurs organisé par l’instance francilienne, nous analysons le travail métrologique déployé par des experts pour faire face à l’émergence d’objets non-standardisés.
Jusqu’au début des années 2000, la valeur d’un média d'information était évaluée selon deux critères : l’audience, qui mesure sa capacité à toucher un large public de téléspectateurs, de lecteurs ou d’auditeurs ; et l’autorité, qui reflète sa reconnaissance au sein de la profession journalistique. Cependant, l’essor des réseaux sociaux a introduit un troisième critère : la capacité à être partagé, c’est-à-dire la capacité à être largement diffusé sur ces plateformes. Sur la base d'analyses quantitatives d'une base de données originale regroupant 312 médias français, cet article examine comment ces trois registres de valeur se répartissent au sein de l'écosystème médiatique français.
Voir le working paper rédigé avec Théo Lenoir, Maxime Crépel, Dominique Cardon et Jean-Philippe Cointet.